Protéger, Alerter, Secourir (PAS) : comment bien réagir face à un accident

Face à une situation d'urgence, trois étapes structurent l'action : protéger, alerter, secourir. La méthode PAS est la clé de voûte de toutes les formations aux premiers secours.

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Protéger, Alerter, Secourir (PAS) : comment bien réagir face à un accident

Face à un accident, le premier réflexe n'est pas de toucher la victime. C'est de structurer son intervention. La méthode PAS — Protéger, Alerter, Secourir — guide pas à pas le témoin pour ne pas aggraver la situation et donner aux secours les meilleures chances d'agir.

P comme Protéger

Avant tout, supprimer ou isoler le danger qui a causé l'accident, pour éviter une suraccident. Pas question de se précipiter sur une victime électrocutée sans avoir coupé le courant.

  • Identifier le danger persistant (électricité, machine, circulation, fumées, produits chimiques)
  • Le supprimer si possible (disjoncteur, arrêt d'urgence, balisage)
  • À défaut, soustraire la victime au danger uniquement si on peut le faire en sécurité
  • Protéger les autres personnes présentes (témoins, collègues, public)

A comme Alerter

Alerter les secours, c'est mobiliser une chaîne professionnelle. Pour qu'elle soit efficace, l'appel doit être structuré.

Les numéros à connaître

  • 15 — SAMU (urgences médicales)
  • 18 — Sapeurs-pompiers (secours, incendie, accident)
  • 17 — Police / Gendarmerie
  • 112 — Numéro européen, regroupe tous les services
  • 114 — Numéro pour personnes sourdes ou malentendantes (SMS / fax)

Les informations à transmettre

  • Le lieu précis (adresse, étage, accès, repères visuels)
  • La nature de l'accident (chute, brûlure, malaise…)
  • Le nombre et l'état des victimes
  • Les risques persistants (incendie, fuite, circulation)
  • Votre numéro de téléphone pour rappel

Ne raccrochez jamais le premier. Le régulateur peut vous guider sur les gestes à effectuer en attendant l'arrivée des secours.

S comme Secourir

Une fois la zone sécurisée et les secours alertés, vous pouvez agir auprès de la victime — dans la limite de vos compétences. Les gestes dépendent de l'état observé : victime consciente qui se plaint, inconsciente qui respire, en arrêt cardio-respiratoire, hémorragie, brûlure, etc.

Le rôle du témoin n'est pas de soigner. C'est de gagner du temps — celui qui permettra aux professionnels de prendre le relais dans les meilleures conditions.

Pourquoi cet ordre ?

L'ordre n'est pas anodin. Protéger en premier évite de créer une seconde victime (vous). Alerter ensuite déclenche la chaîne des secours en parallèle de votre intervention. Secourir en dernier garantit que les renforts professionnels sont déjà en route si la situation se dégrade.

Cette méthode constitue la colonne vertébrale des formations SST, PSC, GQS et AFGSU. La connaître, c'est s'équiper d'un cadre mental clair pour ne pas paniquer le jour où ça arrive.