
Le Plan Santé au Travail 2026-2030 (PST5), présenté le 5 juin 2026 par le ministre du Travail au Conseil national d'orientation des conditions de travail (CNOCT), constitue la feuille de route nationale pour améliorer la santé des salariés et réduire les risques professionnels d'ici 2030. Ce cinquième plan s'inscrit dans la continuité du PST 2021-2025 et intègre les enjeux émergents identifiés avec les partenaires sociaux.
Ce que prévoit le plan
Le PST5 n'est pas un texte réglementaire mais une feuille de route stratégique déclinée au niveau régional par les Plans régionaux santé travail (PRST), pilotés par les DREETS. Il fixe cinq axes sur lesquels les acteurs de la prévention — médecins du travail, inspection du travail, CARSAT, INRS et organismes de formation — doivent concentrer leurs efforts jusqu'en 2030. Il anticipe également des évolutions réglementaires sur chacun de ces axes.
Les cinq axes prioritaires
- Prévention des accidents graves et mortels : renforcement des dispositifs d'accueil des salariés temporaires et des jeunes, populations statistiquement surexposées aux accidents du travail.
- Santé des femmes au travail : évaluation des risques différenciée selon le sexe, adaptation des équipements de protection individuelle (EPI) et lutte contre les violences sexuelles et sexistes en milieu professionnel.
- Enjeux émergents : adaptation des entreprises au changement climatique (prévention des risques liés à la forte chaleur) et prévention des conduites addictives en milieu professionnel.
- Prévention de l'absentéisme : développement d'une logique de prévention primaire et accompagnement des acteurs de terrain pour réduire les arrêts de travail.
- Santé mentale et risques psychosociaux (RPS) : axe désigné grande cause nationale 2025-2026, visant à renforcer la prévention des RPS dans toutes les entreprises et à promouvoir la santé mentale au travail.
Qui est concerné ?
L'ensemble des employeurs est concerné par les orientations du PST5, qui se déclinera en actions concrètes via les PRST, les campagnes de contrôle de l'inspection du travail et les évolutions réglementaires annoncées. Les membres du CSE et les préventeurs sont en première ligne pour traduire ces axes dans le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) et les plans d'actions de prévention de leur entreprise.
Impact sur les formations
- L'axe prévention des accidents graves renforce l'importance des formations Sauveteur Secouriste du Travail (SST), incendie (EPI, guide-file) et habilitation électrique pour les postes exposés, notamment pour les salariés temporaires.
- L'axe santé mentale et RPS conforte la nécessité de former les élus du CSE à l'évaluation des risques psychosociaux dans le cadre de leur mission santé-sécurité.
- L'axe prévention de l'absentéisme vise directement la réduction des troubles musculo-squelettiques (TMS), première maladie professionnelle en France — ce qui renforce l'intérêt des formations PRAP IBC et PRAP 2S ALM.
- L'axe femmes au travail met en lumière les risques spécifiques liés à la manutention de personnes dans les EHPAD et établissements de soins, domaine couvert par le PRAP 2S ALM.
Référence officielle : Plan Santé au Travail 2026-2030 (PST5), présenté au Conseil national d'orientation des conditions de travail (CNOCT) le 5 juin 2026. Document accessible sur le site du ministère du Travail et des Solidarités (travail-emploi.gouv.fr).
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Rédigé par Hugo Debois — formateur en santé et sécurité au travail chez Alertis Formation.



